Chambre annexe où sont entassés des centaines d'objets (cannes, vases…).
Antichambre de la chambre funéraire où sont stockés lits, chars démontés, coffres…
Possible seconde chambre annexe, avec le reste du matériel funéraire de Toutankhamon.
Corridor d'accès, fermé par deux portes scellées. Il mène au tombeau KV62.
Chambre funéraire avec le sarcophage et la momie de Toutankhamon.
Chambre du trésor avec les vases canopes du roi et les momies de ses enfants.
DERRIÈRE LE MUR NORD, UN “ESPACE MYSTÉRIEUX” Les anomalies observées derrière le mur nord pourraient être le signe que la tombe se poursuit. Les données radar ne peuvent toutefois en donner ni la forme, ni la taille.
Une autre tombe royale ? Celle de Nerfertiti ? Ou bien… rien ? Après la découverte d'anomalies radar, Emilie Rauscher n'exclut aucune hypothèse.
Chronologie
1317 av. J.-C. : Funérailles de Toutankhamon.
1314-1301 av. J. -C. : Après deux pillages et une restauration, le tombeau e st oublié et enseveli.
4-26 novembre 1922 : Howard Carter découvre la première marche menant à la tombe, puis s a porte.
16 février 1923 : Ouverture officielle de la chambre funéraire et de la salle du trésor.
4 et 26 novembre 2015 : Thermographie et radar révèlent des anomalies sur ses murs ouest et nord.
En novembre dernier, à la stupéfaction générale et avec un émoi certain, les autorités égyptiennes annonçaient la présence, probable à plus de 90 %, de chambres jusqu'ici inconnues dans la tombe de Toutankhamon… Preuves radar et thermographique à l'appui.
Alors que l'Egypte entendait refaire parler son patrimoine multimillénaire en lançant une énorme campagne de sondage des pyramides de Khéops, Khephren et Snéfrou à Gizeh et Dahchour, à la recherche de chambres secrètes, voici que la surprise vient de la tombe de Toutankhamon. Pile 93 ans après la découverte de la dernière demeure du petit roi le plus fameux d'Egypte (voir Chronologie).
C'était le 4 novembre 1922. Lorsque l'égyptologue Howard Carter arrive dans la v allée des Rois pour superviser les fouilles dont il a la charge, l'ambiance est inhabituellement calme… Silencieux dans le décor lunaire et brûlant, ses ouvriers l'attendent devant la première marche tout juste déblayée de ce qui pourrait être un tombeau inconnu.
En un jour, les 14 marches plongeant sous la montagne sacrée sont dégagées - et une porte, encore scellée et couverte du sceau au chacal des responsables de l'antique nécropole royale, apparaît.
Fébrile, l'égyptologue britannique fait prévenir son mécène, Lord Carnarvon, d'une "merveilleuse découverte". Les 25 et 26 novembre, la porte est ouverte, le corridor qui lui fait suite est dégagé… jusqu'à une seconde porte scellée, marquée cette fois du sceau d'un pharaon méconnu : Toutankhamon.
3 indices suggèrent l'existence d'une chambre secrète
L'examen détaillé des images haute résolution obtenues par scanner des parois de la chambre funéraire a révélé des fissures ; puis la thermographie a montré des anomalies de température au niveau du mur nord ; des anomalies confirmées et étendues au mur ouest par géoradar, qui semblent signaler un vide derrière.
Derrière la porte, le plus incroyable trésor jamais dévoilé ! L'ensemble funéraire d'un roi de la fascinante Egypte antique se révélait au monde dans toute sa splendeur dorée : sarcophages, trônes, chapelles, bijoux et autres armes finement ciselées.
A suivre par ici Tombeau de Toutankhamon : un "Big Bang" annoncé en avril 2016 par le ministre du Tourisme égyptien.
3300 ans après la mort du célèbre pharaon, le tombeau de Toutankhamon révèle encore ses secrets. Ou ses non-secrets : d’après les dernières analyses radar, il n’existe aucune pièce dissimulée derrière la chambre funéraire du jeune roi.
C’est la fin de trois années de recherches et de suspense : il n’y a finalement pas de pièces secrètes dans le tombeau du pharaon Toutankhamon. Les dernières analysées radar, réalisées par une équipe de chercheurs italiens sont formelles. Le géophysicien Francesco Porcelli, de l’école Polytechnique de Turin, a levé le voile sur le mystère de la chambre cachée du tombeau du jeune pharaon, mort à 19 ans. L’équipe italienne a sondé la pièce pendant une semaine, début février, grâce à la technologie GPR (radar à pénétration de sol).
Les résultats ont été annoncés à l’occasion de la quatrième « Conférence internationale de Toutankhamon » au Caire, ce dimanche. Aucune discontinuité sur les murs, rien qui puisse faire penser à un linteau de porte, aucun espace vide pouvant faire penser à une cavité secrète. Il n’y a finalement rien de plus que le déjà spectaculaire tombeau pharaonique dans la pièce.
Pourtant, depuis août 2015 et les premières spéculations de l’égyptologue britannique Nicholas Reeves, plusieurs séries d’examens avaient agité les médias du monde entier autour de ce tombeau de la Vallée des Rois, à Louxor.
Le chercheur avait postulé que, puisque Toutankhamon est mort subitement à l’âge de 19 ans, aucune sépulture n’était prête à l’accueillir. Les prêtres l’auraient alors inhumé dans un tombeau déjà occupé… Peut-être par Néfertiti, mère de Toutankhamon et dont le tombeau n’a jamais été retrouvé avec certitude. La reine à la beauté légendaire, femme du pharaon Akhénaton occuperait l’une des deux chambres secrètes, dont les entrées auraient été condamnées à la mort du jeune pharaon. Dans l’autre dormirait pour l’éternité une autre femme d’Akhénaton ou bien la sœur de Toutankhamon.
Les hypothèses se sont multipliées ces dernières années et les analyses se sont succédé. Les équipes de recherches se sont concentrées sur les murs nord et ouest de la chambre funéraire.
Dans un premier temps, en mars 2016, le spécialiste japonais Hirokatsu Watanabe a mené une première étude radar qui lui a permis de déceler la présence de deux salles secrètes, à l’arrière de pièce où repose le petit pharaon.
Le secret ou plutôt le non secret de la pyramide a été percé. - Photo AFP
« La découverte du XXIe siècle »
L’annonce est faite officiellement par le ministre des Antiquités égyptiennes de l’époque, Mamdouh Eldamaty. Le ministre du Tourisme s’emballe et annonce un « big bang », « la découverte du XXIe siècle ».
Pourtant ce dimanche, le nouveau ministre des Antiquités égyptiennes s’est rendu à l’évidence, au vu des résultats de l’équipe de Francesco Porcelli : seul le jeune pharaon Toutankhamon repose dans le tombeau baptisé KV62 de Louxor.
La nouvelle technique d’analyse avec radar à pénétration de sol utilisée par les Italiens pourrait être utilisée à plus grande échelle dans la Vallée des Rois. De nombreuses tombes de pharaons et de reines d’Égypte n’ont pas encore été découvertes.
Controverse et folie médiatique
La dernière étude avait pour but explicite « d’arrêter la controverse suscitée par les résultats contradictoires de deux études radar précédentes », selon les autorités égyptiennes. L’enthousiasme de la communauté scientifique après l’annonce des résultats de l’étude japonaise en mars 2016 avait attiré des médias du monde entier dans la vallée des Rois. Une deuxième analyse américaine était rapidement venue contredire ces résultats, sans apporter de certitude et ravivant la controverse. Les autorités égyptiennes ont attendu neuf mois, que le battage médiatique se calme, pour autoriser de nouvelles analyses par les Italiens.
René
Barjavel, né le 24 janvier 1911 à Nyons (Drôme) et mort le 24 novembre
1985 à Paris, est un écrivain et journaliste français principalement
connu pour ses romans d'anticipation où science-fiction et fantastique
expriment l'angoisse ressentie devant une technologie que l'homme ne
maîtrise plus. Certains thèmes y reviennent fréquemment : chute
de la civilisation causée par les excès de la science et la folie de la
guerre, caractère éternel et indestructible de l'amour (Ravage, Le Grand
Secret, La Nuit des temps, Une rose au paradis). Son écriture se veut
poétique, onirique et, parfois, philosophique. Il a aussi abordé dans de
remarquables essais l'interrogation empirique et poétique sur
l'existence de Dieu (notamment, La Faim du tigre), et le sens de
l'action de l'homme sur la Nature. Il fut aussi scénariste/dialoguiste
de films. On lui doit en particulier les dialogues du Petit Monde de Don
Camillo. Un concours de nouvelles de science-fiction se déroulant à
Lyon porte son nom.
René Barjavel est né le 24 janvier 1911 à
Nyons (Drôme). Fils de boulanger, petit-fils de paysans, il fait ses
études au collège de Nyons puis à celui de Cusset (près de Vichy) dans
l'Allier. Après le baccalauréat, il fait de nombreux métiers pour gagner
sa vie : pion, employé de banque, conférencier… Il débute à dix-huit
ans dans le journalisme au Progrès de l'Allier, à Moulins. En 1934, il
publie son premier roman, Colette à la recherche de l'amour et devient,
en 1935, secrétaire de rédaction de la revue Le Document, puis chef de
la fabrication des éditions Denoël. Il collabore à divers journaux, en
particulier au Merle Blanc, comme critique cinématographique. Il fait la
guerre dans un régiment de zouaves, affecté aux cuisines. Démobilisé en
1940, il fonde à Montpellier L'Écho des Étudiants et y fait débuter,
entre autres, Jacques Laurent, François Chalais, Yvan Christ… Rentré à
Paris, il y publie une série de romans d'anticipation qui font de lui le
précurseur de la vogue de la science-fiction. Il écrit un «
Essai sur les formes futures du cinéma », Cinéma Total, dont un grand
nombre de prédictions se sont depuis réalisées. Puis vient un grand
roman d'amour, Tarendol, dont Julien Duvivier
achète les droits pour le cinéma. En 1947, il fait, pour Georges
Régnier, sa première adaptation et son premier dialogue de cinéma dans
Paysans noirs. Il écrivit ensuite les dialogues du Petit Monde de Don
Camillo, de Julien Duvivier.
Il a également collaboré aux autres Don Camillo, à L'Étrange Désir de
monsieur Bard, aux Femmes sans nom, au Mouton à cinq pattes, aux
chiffonniers d'Emmaüs (d'après le livre de Boris Simon), à La Terreur
des dames, aux Aventures de Till l'espiègle, à L'Homme à l'imperméable,
au Cas du docteur Laurent, aux Misérables, au Guépard, etc. Il réalise
lui-même plusieurs courts métrages. Il écrit deux pièces de
théâtre de science-fiction : Le Voyageur Imprudent et Mme Jonas dans la
baleine. Après un long intermède au cinéma pendant lequel il n'a presque
rien publié, René Barjavel a commencé avec La Nuit des temps et Le
Grand Secret, une seconde carrière de romancier et une nouvelle activité
de journaliste avec une chronique hebdomadaire dans Le Journal du
Dimanche. Il a également écrit des chansons. Il se livrait, quand il en
avait le temps, a une passion, la photographie en couleurs, illustrée
par un album (Les Fleurs, la vie). Il est décédé en 1985.
La Nuit des tempsest un roman descience-fiction de René Barjavel publié en 1968 aux Presses de la Cité et ayant reçu le Prix des libraires l'année suivante.
" Une femme qui se réveille seule,
arrachée à celui qu'elle aime par
900 000 ans de sommeil,
au regard inexorablement figé sur le passé.
Un homme qui se réveille d'entre les siens d'une vie de solitude,
qui ne voit plus que la beauté et la souffrance de celle qui
l'attendait depuis la nuit des temps.
Constante de l'humanité à travers les âges au même titre que la
curiosité scientifique et le fanatisme guerrier, l'amour accompagne
toutes les civilisations. Les peut-il transcender?
A lire ou pas ?
De
l’amour, de l’aventure, des complots, une pincée de scientifique et un
brin de suspense, le tout son fond de contexte géopolitique
bouillonnant, l’effort est remarquable. Malheureusement, « La nuit des
temps » ressemble à un mélange entre un clip psychédélique des années 60
et un traité sur la condition humaine, le tout copieusement arrosé de
bons sentiments. Tout est lisse, facile et…fluo, un peu à la manière
d’un dessin animé pour enfants...Peut être que « La nuit des temps », à
la manière d’un roman de Bernard Werber, doit s’apprécier jeune et en
toute naïveté, comme un vieux vêtement démodé que l’on portait si
fièrement le jour de ses 15 ans...